Saint Valentin
Il y a dans son corps un cœur qui ne bat plus
Alors qu’ici en toi ils sont deux à cogner
Et mes corps et cœurs de vos tempos ému
Passé présent futur n’en finissent de vibrer
Peu de temps qu’une vie pour apprendre à aimer
Tant de cris tant de pleures de douleurs à hurler
De bonheurs à bouffer de tendresse à goûter
De sourires dégustés tant d’instants oubliés
Laissés en bord de route tels chiens d’estivants
Exprimant en l’instant un simple désagrément
Repoussée écartée l’histoire simplement
Plus vite plus loin plus tard trouver un firmament
Fuite suspend ton vol ô temps épargne-moi
Je reste là et goûte à ce mêli d’émois
Au haro de la mort au hourra de la vie
A l’aïeul parti comme à l’enfant promis
A toi douce porteuse à vous frères endeuillés
Je reste à genoux dans la flaque saumâtre
Des eaux de nos humeurs du sel de nos regrets
Et savoure la vie que la mort fait croître
Si nous ne fûmes assez ou trop ou autre chose
Il se fait que ce fut en amour bonne dose
Je ne rejette rien ne regrette non plus
Je me nourris gourmand que de l’avoir vécu
Plus fort que ces mots « et la vie continue »
Elle prend alors le temps de partir de venir
Elle répète rabâche exprime une fois de plus
Qu’ à défaut de comprendre je puisse ressentir
Adieu ou bien ailleurs salut poignée de mains
Bienvenue ici-bas bisous tendres caresses
Mes larmes sont pour vous qui ne servent à rien
Ou alors de lien qui ne soit une laisse.
Adieu ou bien ailleurs salut poignée de mains
Bienvenue ici-bas bisous tendres caresses
Mes larmes sont pour vous qui ne servent à rien
Ou alors de lien qui ne soit une laisse.
A venir
Au brouillard, à la lune, au soleil dormant Aux tristes intempéries de la vie grise pourtant
Maintenant rien n’y fait au profond de mes veines Au cœur de mes artères absence de toute peine
Pétillante accalmie au mitant de ma vie Douceur sarcastique Amour et ironie
Partageuse en diable de bonheurs sans prix Amoureux comme je suis et son ventre arrondit
A venir un enfant de nos heures de folie De nos moments de joie de nos orgies de vie
De l’amour du plaisir au plaisir de l’amour De toutes ces magies éclot un nouveau tour
Prestidigitation surprise apparition Motivé comme jamais venu sans son prénom
Présent sans un appel à nos cœurs ouverts A la table des désirs ajoutons un couvert
Sourire à l’inconnu qui ne l’est déjà plus Au vent, brise, caresse, de cette vie nouvelle
A l’œil petite larme peut-être un peu émus Nageons ma douce volons à cet ange à ces ailes
Evidence éminence immanence présence A nos vies à nos cœurs, nos âmes ébahies
Occurrence pertinence quintessence virulence Et l’amour de chaque heure ainsi se multiplie
Errance
Flâne au long du temps perdu Au vu au su de ceux qui oeuvrent
C’est dans le mot que naît l’idée En poésie que vient l’envie
Reste à produire quelques écrits Aux yeux hagards et paumés
Des gens sans rien de ces sans heure Sans halte à l’âme ni chaise au cul
Flâne à l’envie d’amour brûlant Au gré des vents de doux soupirs
A l’ombre de cheveux ardents Ou de cuir tendre de cuisse blanche
Part franchir le mont des doutes Gueuler à l’oreille des sourds
Qu’encore tu vibres qu ‘amour résonne A ébranler leurs citadelles
Flâne alangui à travers rues Sourire franc aux enfants seuls
Aux orphelins de tous les âges Aux sans chemin d’amis perdus
Glisse d’un œil un son un mot Et sent monter leur cri à cru
Hurler la haine et sa douleur De n’être qu’ange trop jeune déchu
Flâne seul mais vois et sois Rampe tes mots aux étendus
Grimpe ta voix aux potentats Prête l’oreille à tout poète
Sagesse de rire à l’âme qui luit Détresse de lire sans utopie
Parcours flâne va revient Pas de destin juste un chemin
Flâne grivois en ritournelle Ou bien plus triste et solennel
Au son d’oiseaux couleurs de prés Au bras d’icelle ou face à toi
Grave de caresses le tronc vivant Imprègne-toi de son odeur
Laisse vagir que tu aimes Qu’importe même simple fleur
Pas un amour mais des tonnes A vivre sentir embrasser
Mais c’est le Tien en moi qui sonne Et me permet de l’ essaimer
Si le vent tourne parfois
Si le vent tourne parfois S’il arrive que la chance soit Si de l’orage naît l’éclaircie Il faut parfois combattre aussi
Ne pas laisser le choix A la cruauté de leurs lois Ne pas élargir la voie A la puissance de ces rois
Réagir sans attendre Conserver sans rougir Et pourquoi pas étendre Le droit de pouvoir vivre
Conquises dans le sang La violence nécessaire Ces victoires de nos pères Font de nous leurs enfants
Choisir de laisser faire Et que meurt la décence Courber, fléchir et rompre Nous voilà rendus serfs
Peu importe le combat Participer n’est essentiel Seul quand plus un n’est droit Le vainqueur se relève
Point de honte en colère Point de peur en la faim Quand en restant à terre Tout un monde s’éteint
Pas d'humeur
Pas d’humeur mais quand même
Quelques mots issus de ma flemme
Te souviens-tu de mes poèmes
Te rappelles-tu comme je t’aime
Je n’ai perdu au fil des ans
Que quelques illusions seulement
Pas plus que de ch’veux sur le devant
Bien moins que tous ces fils blancs
J’avais cru perdre avec le temps
L’envie de vivre à pleines dents
J’étais sûr de mon fait pourtant
Vieillir devait être navrant
Pas d’humeur mais quand même
Quelques mots issus de ma flemme
Te souviens-tu de mes poèmes
Te rappelles-tu comme je t’aime
Et te voilà qui me parcours
De but en blanc et sans détour
Offrant à chacun de mes yeux
Un regard neuf un nouveau feu
Plus de suspens alors le mieux
Est d’avouer que d’amoureux
Je suis tombé encore plus bas
Là haut pourtant entre tes draps
Pas d’humeur mais quand même
Quelques mots issus de ma flemme
Te souviens-tu de mes poèmes
Te rappelles-tu comme je t’aime
En un instant, un seul soir
Devoir exprimer un espoir
Des sentiments sans ombres noires
Gueuler comme il est bon de croire
Pour un nanar désabusé
Roué de larmes de cris usé
Solitaire aux rêves brûlés
A des feux que l’on dit sacrés
Il n’y a pas humeur qui tienne
Sur le fond sur la forme Amen
En mon égo, mes poèmes
Tu sauras bientôt comme je t’aime
Espoir es-tu là ?
Le chariot de tes peurs avale tes desserts
Sur le sentier pierreux trébuche alors ton corps
Inondant de ton cœur tout battement toute artère
Et tu ploies craques et sombres croyant que c’est ton sort
Exilé apatride aux absolues envies
Ecarté de la vie à l’avarie des tripes
Exhumer de jadis les rires et les cris
Sur le flot de tes pleurs au plus profond enfouies
Raconte de ton crâne épris de poésie
Quelque histoire ou alors nombre péripétie
Absorbe avale encore crois-le à en vomir
Mais bientôt de ton être le vent va rejaillir
Celui de l’utopie transmise en poésie
Celui de l’énergie au prix inestimable
Celui de la folie d’enfin croire en la vie
Celui qui chantera la fin de l’incapable
Ce ne sont que des mots du sirop pour les maux
Du son des chansons des bouts de vibrations
Des vécus des voulus des affaires de bientôt
Du mouvement dans mes tempes mes cris mes émotions
Il viendra un matin surprendre un vieux chagrin
Le changer en oubli ou simple souvenir
Il soufflera si fort à emporter ton corps
A soulever ton cœur et enfin les unir
La vie est une chienne de celles qu’on étreint
Agrippe ainsi les cordes toujours à ton arc
Prends l’amour les plaisirs qui mènent à demain
Et avec les emmerdes ne reste pas au parc
Le chemin sera long les embûches nombreuses
Mais de l’énorme puissance nulle ne se remettra
Je serai je le veux capable d’être là
A te dire que je t’aime jusqu’aux heures heureuses
Un peu de calme
Ce soir, un peu de calme, je me vautre et somnole
Dans le noir de mon âme je te sens et convoleSans espoir mais sans drame je me tends cette obole
Longtemps croire en toi femme cause de mes nuits folles
Parcourir le livre écrit à quatre mains
Essuyer un soupir de bonheur au matin
Laisser glisser les heures nous menant au prochain
Arrêt buffet désir ponctuant le chemin
Sur le corps le temps m’ éclabousse en stigmates
Sous tes dents de sourire au fond je cicatrise
Sous tes tendres soupirs je me revitalise
Sur ton corps qui s’étend je glousse, sombre, primate.
Ce soir, un peu de calme, je plonge au cœur de nous
Notre histoire, nos histoires, se mêlent par petits bouts
Nos rêves abattus sont revenus de tout
Même du purgatoire car nous revoilà fous
Libres de dire ici ou alors de rire là
Sur le ventre le dos à demi mot aux éclats
Par esprit, par hasard, vaillant ou déjà las
Sourire aux anges que nous ne connaissions pas
Ce soir un peu de calme, je me venge, pathétique
Quelques pensées coquines, tendres ou poétiques
Je t’adresse, éloigné, pour compte de critique
Des idées toutes en vrac, à construire comme briques
Un muret de fortune entourant, aéré,
Nos cœurs, nos corps, notre vie, mêlés,
Afin à cet instant de pouvoir figer
Le bel instant, présent, parfum d’éternité.