Salut mon ange blond Enseignant de mon cœur Ancré au plus profond Mon immense bonheur
Salut gamin solide Porteur de tant d’espoirs Quand autour tout fut noir Tu sus tenir les brides
Salut enfant de cœur Sans église à subir Dans l’enfer des peurs Réussit à grandir
Salut ado râleur Gardant par-devers tout A ton vieux un peu fou La force de ta chaleur
Salut fils salut homme A ce jour milles excuses Que devant toi je nomme Humblement je m’accuse
Dans ta force je crois Pour tant l’avoir sentie Je suis si fier de toi Et ce n’est pas fini
Juste un rêve devenu grand Un instant de désir Avoir ma vie durant Le regard sur ce sire
Que dis-tu camarade De quoi m’affubles-tu D’un nom de plantigrade Moi, ours, tu m’as vu ?
Je n’ai pas traversé Sur le dos de ma mère Les sauvages pyrénées Ayant peur de mes frères
Sur la route du temps Je n’ai pas vu mon père Moisir dans un camp Et pourtant rester fier
Même s’il m’est arrivé Aussi à quelques instants De veiller ma portée Voire de montrer les dents
Parfois à l’occasion De frémir à quelque noms en « O »Parcouru de frissons J’ n’ai pas craint pour ma peau
Sur la route du temps Descendue de nulle part Posée comme en plein champ Charnière de notre histoire
Je n’en reconnais qu’une Si fidèle à son clan Ses petits sans lacune Qu’on l’appelle Maman
Que dis-tu camarade De quoi m’affubles-tu D’un nom de plantigrade Ours ai-je bien entendu
Les chiens n’ font pas des chats J'suis un ours de salon D’une lignée qui ne l’fut pas
Mais ours pour de bon
Nous n’irons plus danser sur le pont d’ Avignon Ni traîner ensemble aux marches du palais
Adieu à Gugus et à son violon La vie, le temps, sont ainsi faits
Promenons-nous dans les bois Mais surtout n’y va pas sans moi
Si le loup y était il suffit d’une fois Il te mangerait morceau de choix
La plus belle des princesses N’a pas eu de conte de fée Juste quelques heures de tristesse Saupoudrées d’amour à digérer
Des rires sans les dents aux nuits à hurlements Des bains réconfortants aux cris les plus stridents
Des câlins des bisous aux sévères critiques Des instants les plus durs jusqu’aux plus poétiques
Tu t’enfuis loin des berges, te mets à la dérive Au vent des idées vierges laisse aller ton vaisseau
Glisse repars dérape d’aucun mot ne te prive Fatiguée te rattrape et t’endors sur le dos
Trop courtes les bonnes heures et rares les souvenirs Pourtant accumulés nos instants font cortèges
De tendresse de fusion de larmes et de sourires De tristesse au long cour, mais de l’amour le siège
Nul n’est besoin de bottes de sept ou autres lieues Tes bonds à chaque année repoussent l’immensité
Je m’efforce humblement de les guider au mieux Même si par chaque foulée je me sens dépassé
Promenons-nous dans les bois Mais surtout n’y va pas sans moi
Si le loup y était il suffit d’une fois Il te mangerait morceau de choix
La plus belle des princesses Notre conte on se le crée Au fil des émotions, de ta jeunesse
La plus belle des princesses Notre conte on se le crée Au fil de tes passions, tes folles idées.
Sur le champ, maintenant Je ne veux pas perdre de temps
En deux mots quelques lettres Graver à vie ces sentiments
Trouver en moi au plus profond La chaleur de ces émotions
Sur le champ, maintenant Je ne veux pas perdre de temps.
De la larme qui glisse au je t’aime lâché De la main qui s’ accroche aux doigts qui vont quitter
Du soupir qui s’ échappe à ta peau retrouvée Du désir qui naît au regard fixé
Du besoin de te vivre à l’envie effrénée De l’absolu instant à ton intimité
Du frisson qui trahit au son tant espéré Du sourire qui grandit au bonheur approché
Au nom du cœur à cœur enserrés de nos je Au nom du corps à corps engagé entre nous
Au nom du cœur à corps enragé alors je Au nom du corps à cœur effaré encore nous
Au nom du corps au nom du cœur Au nom de je au nom de nous
Enragés engagés enserrés effarés A nos corps pris, nos cœurs épris
Oh ! nom de nom je te dis oui !
Je tournerai ma langue cent mille fois dans ta bouche Caresserai tant d’espoirs de mes doigts à ta couche
Pendant nombre de soirs à boire comme à la louche Le plaisir dans le noir inondant tel cent douches
Je ferai tout cela et plus et pourquoi pas Je n’en ai à mon sens d’ailleurs aucun choix
Car pris par tes yeux tes jambes et tes bras Je n’ai volonté au débat qu’en ébats
Posté au garde à vous A l’abri des regards Au bord de la tranché Il est là et prend garde
Pas un seul mouvement Accroché fermement Une main se tient en haut Et en bas demeure l’autre
C’est ça la position, Celle du si triste diable Qui lui donne le bonheur Ce n’est pas regrettable
La position du diable Sans une superstition Monte à l’âme, radical, Question de super-position
Démarre alors la pluie Des balles rien n’est perdu Sous les feux de la nuit Ca glisse bien entendu
Les ventres déjà noués Les bouches asséchées La lutte est tant égale Que c’ en devient régal
C’est dans ce corps à corps Que vibre alors le cœur Point ici n’a le tort De se faire déserteur
Appliqué et précis A conserver son poste Même s’il n’est point d’ennemi La cavalcade est forte
Position du diable Qui envoie en enfer Mais que peut-il nous faire D’être irrécupérable
Tant il fut doux ce paradis Traversé ici-bas Tant de plaisir pris Pour mériter ça
Joindre à chaque geste sa parole A chaque mot sa due chaleur
Et faire ainsi de nos douceurs Un opéra à deux grands rôles
Serait-ce fou ou épuisant Simplement doux et enivrant
Fastidieux et déconcertant Les mots les gestes en même temps
Chanson de geste à quatre mains Laissant hurler les cœurs anciens
Mouvements de doigts comme égarés De te sentir sans te toucher
Je sais parfois te dire des yeux Les mots qui perlent à mes lèvres
Ecrire sur ton corps la fièvre Créée en mon être de feu
A nos heurs de paresse Nos âmes à caresse Nos heures de tendresse De ma vie la maîtresse
A toi qui laisse dormir en moi Les vieux démons et les défauts Eveillant le doux le plus beau
Me faisant croire que je suis moi
Je te dis de mon antre à oublis Que tu n’es pas de ceux-ci Je t’aime avec la force qui
Me fait écrire si ce n’est dit
M’expatrie de mon paradis Me conduit en ses enfers Me fait regretter la vie Je serais mieux six pieds sous terre
J’ entends encore cet animal Peu autonome question canal Réclamant dès l’aurore Ma présence dehors
Il gémit doucement Puis grogne plus arrogant Et tout ça pour quoi Que je le vois pisser ma foi
J’ entends encore ce tendre enfant Hier au soir souriant Braillant au cœur de ma nuit Pensant qu’elle est déjà finie
Infini désespoir Que d’avoir pour devoir De nourrir ceux qu’on aime Apprenons leur le carême
J’entends encore cet ami Débarqué dans les cris Un matin mais à peine Pour me dire sa haine
Je n’y étais pour rien Le corps dans mon lit N’étant pas ce matin Celui de sa femme partie
J’entends encore ce fielleux Emprunté et sérieux Qui immiscé dans mon réveil M’ agresse les oreilles
Il faut être raisonnable La vie n’est pas une fable Pour les pauvres c’est ainsi C’est mort que viendra le répit
Mais faites le taire Il me courrouce, m’exaspère
Mais faites le taire Me persécute et vocifère
Mais faites le taire Il me porte sur les nerfs
Je serais mieux six pieds sous terre
Marée basse
A cet instant où doucement
La mer au loin rejoint le ciel
Sous les paillettes du doux chauffant
Nous laissant seuls avec le sel
Le sable au corps la larme à l’œil
Le vent témoin qui nous raconte
Et sur le cœur plus une feuille
Pas algue verte ni même blonde
Rien à dire rien à faire
Plus une peur qui ne subsiste
Revenu de mes enfers
Mon amour brille mille améthystes
La moindre vague à son retour
A nettoyé notre rocher
De chaque grain de chaque brin
Masquant à mes yeux mon amour
J’avais a l’œil quelques écueils
Lavés à l’eau des grandes marées
Et du sentier des sentinelles
Plus de récif mais belle fleur que j’ effeuille
Fleur de sel fleur de peau
A la folie et dans la vie
Cœur à nu cœur aux nues
A petits cris à grands bravos
Aux ailes des flots du sang qui cogne
Aux surfaces grisées par les marées passées
Du chant des peurs au champ de fleurs
Je lorgne propre ne suis plus borgne
Semer alors s’aimer encore
Au ventre fou des émotions
Au vent salé aux tourbillons
A la mesure de ce décor
A la quiétude à la tempête
A la folie sans inquiétude
Remontera chaque marée
Laver l’affront du temps qui peste
Pas là
Le soleil sur l’oreiller fait hurler ton absence
Mais à la nuit tombée au bonheur des sens
Reviens flatter mon nez senteur d’indécence
Apporte à l’âme blessée la fin de son errance
Que le temps stoppe là sa déferlante
La volupté du cœur du corps de l’amante
Rend aux plumes enserrées la chaleur astrale
Pousse l’aventure en un tome magistral
Provoque attise embrume oh oui souris encore
Que les coins de nos lèvres se trouvent au zénith
Commissures heureuses messagères de nos corps
Ombres et lumières unies applaudissent nos rites
Rêve fou du cauchemar repoussé au bonheur
De nos yeux ahuris figés comme par la colle
D’oreilles carbonisées à la chaleur des mots
De dents ne tremblant plus ayant perdu la peur
Sur l’oreiller pas de soleil pâle lumière
Pas là… partout ailleurs….
Aparté
Sur l’horizon grisé une lueur dessine A l’orée d’aujourd’hui nos lettres sur les cimes Tout est dit est écrit offert aux yeux de ceux Qui lisent entre les lignes des sourires amoureux Le vent ne change rien les nuages s’obstinent Et en rien ne font ombre jamais ne les rédiment De ces deux la lumière éclaire ce matin gris Et dureront le feu la chaleur les envies
Viens plus près que je te fuis Approche encore ce n’est pas moi Qui bougerai ferai Le premier pas Viens plus près au bout du cri Suspend ton vol à ce doux point D’exclamation Sans une question Pas de souci pas de tension Pas de problème crie mon nom Je me tairai ne dirai rien Je suis sourd bel et bien
Pour peu ou beaucoup plus mais que dans tous les cas On se foute matin du temps pourvu que d’enlacer De nos bras de nos mains sans aucun reliquat Chaque once de douceur à pouvoir amasser Et si le temps le permet chemin faisant cahin-caha Pourquoi ne pas crever de bonheur harassé ?